[Question orale] Quel développement pour la culture du chanvre, filière agricole et industrielle innovante et dépolluante, en Ile-de-France?

Madame la Présidente,

Chers collègues,

Pour construire nos premières réponses à l’urgence des changements climatiques, nous devons faire de notre région un espace de vie résilient pour toutes les Franciliennes et tous les Franciliens. Cette résilience doit notamment s’organiser autour de l’autonomie alimentaire, ce qui, compte-tenu des besoins, ne sera possible qu’en regagnant sur la viabilité de toutes les parcelles cultivables d’Île-de-France.

Selon la DRIEE (Direction régionale et interdépartementale de l’environnement et de l’énergie), l’Ile-de-France comptait, en 2018, 595 sites et sols pollués.

L’ancienne plaine maraîchère de Carrières-sous-Poissy est la parfaite illustration des hectares de terres franciliennes cultivables à reconquérir. Autrefois vivier pour l’approvisionnement de Paris en produits frais, elle est devenue une terre polluée aux métaux lourds suite à l’épandage des effluents de Paris pendant un siècle, puis une immense décharge sauvage.

Aujourd’hui et compte-tenu de la pression foncière en matière agricole, réhabiliter ces territoires est une urgence. Il s’agit de traiter ces terrains pour les régénérer et pour certains, envisager une exploitation agricole.

Nous avons aujourd’hui accès à des plantes nous offrant toutes les vertus nécessaires à la dépollution des sols. Le chanvre est l’une d’entre-elle.

Il présente plusieurs intérêts. En premier lieu, sa forte capacité d’absorption de CO² (1 tonne de chanvre absorbe 63 tonnes de Carbone) ainsi que l’emprisonnement de métaux lourds et autres matières toxiques en font un allié incontournable dans la lutte contre les pollutions.

Autre avantage, sa culture est économe en eau. Produire 1kg de fibre de chanvre ne nécessite que 2,1 litres quand le coton a besoin de 9,7 litres, soit 5 fois plus. De même, il pousse sans engrais ni pesticide et est naturellement résistant aux parasites et mauvaises herbes, ce qui en fait une culture particulièrement résiliente.

Enfin, l’utilisation du chanvre transformé peut prendre des formes variées. Il peut servir de matière première dans une multitude de branches de l’industrie qui ne demandent qu’à pouvoir se développer en Île-de-France : textile, isolation thermique, produits d’hygiènes ou encore plastiques.

Il est donc temps de se départir des idées reçues sur le chanvre pour saisir les opportunités qu’offre cette plante pour notre Région en termes de lutte contre la pollution et les changements climatiques, d’innovation, d’emploi et de croissance économique. Dès lors, Madame la Présidente, quelles actions comptez-vous engager pour développer la filière du chanvre en Île-de-France ?

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