[Question orale] sur les mesures du Conseil régional d’Île-de-France pour accompagner les Franciliennes et les Franciliens dont la santé mentale s’est dégradée depuis le début de la crise sanitaire liée à la COVID-19 et sur le bilan de la grande cause régionale 2020 : la santé mentale des lycéens

Madame la Présidente,

Chers collègues,

L’épidémie de COVID-19 et le confinement qu’elle a entraîné ont de lourdes conséquences psychosociales et économiques qui dégradent la santé mentale de nombreux Franciliens. De même, la baisse d’activité physique, l’augmentation du stress, l’ennui, l’organisation du travail à domicile couplée à la gestion de la vie familiale sont autant de facteurs qui viennent aggraver ce phénomène.

Le nouveau confinement s’accompagne d’une nouvelle dégradation de la santé mentale de nos concitoyens. Le nombre de personnes dépressives a doublé entre fin septembre et début novembre.

Une étude de Santé Publique France prouve que le taux d’anxiété en Île-de-France, région la plus touchée par l’épidémie, d’ordinaire de 15%, a atteint 30% au cours du premier confinement.

Les troubles mentaux liés à la crise sanitaire engendrent une hausse des intentions suicidaires : 20 % des personnes interrogées ont déjà sérieusement envisagé de se suicider alors que ce chiffre était de 13% à la même période en 2000.

Les jeunes sont particulièrement soumis à ces tentations suicidaires : 25% des personnes ayant déclaré être soumis à des tentations suicidaires ont moins de 24 ans.

Si le Conseil régional a fait de la santé mentale des lycéens sa Grande Cause régionale 2020, il reste beaucoup à faire.

La lutte contre la souffrance psychique des populations, notamment jeunes et précaires, n’est pas assez prise au sérieux. La Région dispose de leviers. Elle doit les actionner sans délai.

  • Pour améliorer la santé mentale des Franciliennes et des Franciliens, elle pourrait ainsi renforcer son action contre les déserts médicaux en portant un intérêt tout particulier à la lutte contre la pénurie d’équipements adaptés au soin des troubles psychologiques.
  • La Région pourrait soutenir davantage les associations venant en aide aux personnes atteintes de maladies psychiques.
  • Elle devrait également accompagner l’Agence Régionale de Santé dans la mise en œuvre de son dispositif Écout’Émoi, à destination des Franciliens de 11 à 21 ans en détresse psychologique. Le but étant de déceler les signaux faibles le plus tôt possible et ainsi désamorcer les situations avant qu’elles ne deviennent explosives.

Madame la Présidente, quelles dispositions comptez-vous prendre pour accompagner les Franciliennes et Franciliens dont la santé mentale s’est dégradée avec la Covid-19 ? Quel bilan dressez-vous de votre action dans le cadre de la Grande Cause régionale 2020, la santé mentale des lycéens ?

Je vous remercie.

Eddie Aït
Président du groupe Écologistes et Progressistes pour l’Île-de-France

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